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Et si les ferrys coupaient le moteur ?

ecolorama - Entreprise - 10/03/2010
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Et si les ferrys coupaient le moteur ?

Même à quai, les bateaux font tourner leurs moteurs pour alimenter les équipements de bord. A la clé, du gasoil brûlé et du CO2 rejeté dans l’atmosphère, au grand dam des riverains et de la planète. Il existe pourtant une solution : brancher les navires au secteur ! C'est ce qu'on appelle du "cold ironing", connu en France sous l’appellation "courant quai".

Le port de Göteborg montre la voie
Aujourd'hui, une vingtaine de ports de taille ont aménagé leurs quais pour permettre aux navires équipés de s'alimenter en énergie lors des escales. Parmi eux, le port de Göteborg (Suède) a été précurseur en Europe. En 1989, la compagnie Stena Line y introduit le "courant quai" pour ses deux ferrys pour l'Allemagne. A l'époque, dix câbles et pas moins de 20 minutes de manœuvres étaient nécessaires pour brancher le navire. Aujourd'hui, c'est presque aussi simple que de recharger son portable ! Le port de Göteborg compte actuellement cinq postes d'alimentation desservant six bateaux de l'importateur de papier Stora Enso et quatre ferrys de Stena Line. Cette compagnie évalue à 5 000 tonnes la réduction de ses émissions de CO2 sur l'année.

Une technologie prometteuse
Le bilan environnemental du système dépend des sources d'énergie employées. C'est pourquoi le port de Göteborg s'est offert deux éoliennes pour alimenter son système en énergie renouvelable. Et en France ? Largement fréquentés par les ferrys, les ports du Havre et de Marseille s'intéressent de près à la technologie.

www.ecoports.com
www.portgot.se

Reporters d'Espoirs


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