Surfrider, association de protection de l’océan, du littoral et des rivières, appelle à la plus grande vigilance quant à l’utilisation de « médias filtrants » en plastique qui constituent une pollution grave et pour lesquels aucun circuit de recyclage n’est prévu. Si rien n’est fait, c’est une catastrophe écologique d’envergure qui se prépare. Le plastique est un des polluants les plus insidieux qui nous a été donné d’observer. Nous rappelons qu’aujourd’hui encore les déchets plastiques ne sont pas considérés comme une pollution ce qui réduit considérablement notre champ d’action judiciaire. Une enquête a été lancée par les autorités compétentes et Surfrider se réserve la possibilité d'engager des poursuites judiciaires à l'encontre des responsables de cette pollution. Les plages et rivières de la façade Atlantique en France, en Espagne et au Portugal sont envahies par de petites rondelles de plastique utilisées dans le traitement des eaux usées. Si la pollution était connue depuis plusieurs années, elle prend ces derniers mois des proportions inquiétantes. Ces petits cylindres d’un centimètre de diamètre environ, dont l’intérieur est découpé en alvéoles semblables à des parts de fromage, sont en fait des supports sur lesquels on cultive des microorganismes utilisés pour purifier les eaux usées dans les stations d’épuration, en pisciculture, dans certaines navires et dans l’industrie agro alimentaire. Placés en grand nombre dans un bassin de filtration et mis en mouvement par le flux du liquide, les micro-organismes déposés à la surface de ces « camemberts de plastique » digèrent les matières organiques contenues dans l’eau et la purifie. Le procédé venu de Norvège est soi-disant révolutionnaire, d’une efficacité bien supérieure à ceux utilisés jusqu’alors… Et c’est ce qui inquiète. Parce que leur usage se banalise et que l’on retrouve ces supports, censés être éliminés après purification de l’eau, dans nos rivières et sur nos plages, en quantité de plus en plus importante. Des milliers dérivent en ce moment sur la Seine à Paris, les pêcheurs en remontent par centaines dans leurs filets en Galice. On en trouve partout : sur les plages Basques de Bilbao à Biarritz, dans les Landes ou en Vendée. Nous recevons tous les jours des témoignages qui font état de cette pollution jusqu'en plein coeur de Paris. Malheureusement le plastique ne fond pas au soleil, ne se digère pas, ni ne pousse dans le sable… et représente 70 % des déchets trouvés sur les plages. Vous pouvez retrouver l’ensemble des photos, références et informations recueillies sur le sujet sur : http://www.surfrider64.com
www.surfrider64.com
|